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Lire les articles publiés par Marc Hiver dans la Web-revue des industries culturelles et numériques

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Pulsations idéologiques : le cadre rythmique du meilleur des mondes capitaliste

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The Man-Machine ou Die Mensch-Maschine est un album du groupe Kraftwerk sorti le 13 mai 1978.

L’hégémonisme des industriels de la culture musicale et du disque voudrait nous faire prendre ces pulsations idéologiques, non pour ce qu’elles sont : des valeurs idéologiques, mais pour des scansions naturelles de l’art. Or, ne faut-il voir dans ces rythmiques esthétiques et sociales qu’une naturalisation industrialisée ?

Lire l’article publié dans la Web-revue le 1/11/14

Entertainment : instrumentalisation esthétique de la réception

Texte réactualisé en juillet 2014 à partir de la conférence invitée dans le cadre du colloque international : Mutations des industries de la culture, de l’information et de la communication, organisé par la MSH (Maison des sciences de l’homme) Paris Nord.

thatsentertainmenthaloLa bande son – et notamment la musique – dans les industrie de l’entertainment participe à la prévention des risques commerciaux encourus par les producteurs et les distributeurs en instrumentalisant la réception des images. Dans une double logique économique et esthétique, la musique accompagne non seulement les images mais elle accompagne surtout le spectateur, l’enfermant dans le cadre d’un langage et non pas d’un art, essayant de contrôler les codes et les signes.

Lire l’article publié dans la Web-revue le 01/07/14

La Motown : une fabrique de tubes

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Tout a commencé dans un pavillon de Détroit avec au rez-de-chaussée une devanture à l’enseigne Hitsville USA et au sous-sol le fameux studio d’enregistrement.

Comment le jazz « authentique » a donné naissance à un jazz « populaire » (notamment par la médiation du rhythm and blues) puis à une variété jazzy et au rock and roll, bref, à la nouvelle musique populaire américaine ? Et cette musique s’étant exportée, devenant celle de l’américanisation, comment le jazz « populaire » est-il devenu la bande-son de nos sociétés industrielles ? Poser ces questions n’est pas sans intérêt musical, psychologique, sociologique, politique et pas seulement économique dans notre champ interdisciplinaire des industries culturelles.

Lire l’article publié dans la Web-revue le 01/03/14

Adorno #2 : La forme comme contenu [social] sédimenté

S’il est un lieu commun théorique bien ancré, c’est celui de la distinction fond/forme.  Le remettre en cause implique une prise en compte de la dimension esthétique qui ne réduise pas le travail de la forme à une mise en forme, une sorte d’in-formation. Étudier l’articulation entre dimension esthétique et dimension sociologique dans une œuvre artistique – par rapport aux logiques et enjeux des produits culturels – revient à s’interroger sur la circulation d’objets énigmatiques bouleversant le modèle simpliste d’une communication créative à message – de type publicitaire – ou à thèse .

Lire l’article publié dans la Web-revue le 01/10/13

Adorno #1 : plaisir, rêve et imaginaire

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Monument Adorno, Place Theodor Wiesengrund Adorno à Francfort-sur-le-Main, Allemagne (comprenant le bureau d’Adorno, sa chaise, sa lampe, son tapis, son métronome et autres objets de sa pièce de travail) : photo dontworry, 2007

Si les études sur la personnalité autoritaire se sont inspirées de la structure masochiste développée par la propagande fasciste, elles ont peu à peu été appliquées à un contexte apparemment beaucoup moins dramatique, mais pour T.W. Adorno tout aussi insidieux : l’industrialisation et la marchandisation de la culture au cœur-même de nos démocraties révélant leur côté obscur, démagogique. Tenter de contrôler de l’intérieur le bon plaisir, l’imaginaire, la part de rêve et d’utopie du consommateur de biens culturels, est un enjeu idéologique qui traverse les sphères esthétique, sociale et politique.

Lire l’article publié dans la Web-revue le 01/07/13

Musique et cinéma : la question du mouvement

 unemouvementcinemaInterroger l’analogie entre le mouvement de l’image et le mouvement en musique revient à opérer la critique d’une évidence du sens commun cinéphilique et des pratiques musicales de l’industrie culturelle cinématographique. Inverser le rapport du son (surtout de la musique) et de l’image dans une sorte de renversement copernicien, impliquant que c’est l’image qui tournerait autour du son et pas l’inverse, remettrait in fine en cause le dogme toujours en vigueur d’un « monde des images ».

Lire l’article publié dans la Web-revue le 01/02/13

Les cultures numériques au risque de la théorie critique des industries culturelles

Cet article a été écrit d’après une conférence donnée aux Journées « Institutions culturelles et médiations numériques » coorganisées par la BnF (Bibliothèque nationale de France) et les universités Paris Ouest Nanterre La Défense et Paris 8 Vincennes-Saint-Denis

motscroises7Quel bénéfice peut-on escompter d’une approche des cultures dites numériques au travers du filtre des industries culturelles ? Comment le champ interdisciplinaire de recherche sur les industries culturelles, par son invite au retour à une analyse critique plus radicale de l’industrialisation et de la marchandisation de la culture, pourrait-il nous donner des clefs pour comprendre et analyser les nouvelles pratiques numériques et les nouveaux dispositifs d’accès à l’information ?

Lire l’article publié dans la Web-revue le 19/10/12

Les Trous dans l’image et la question de l’aveuglement

Ce texte et son titre m’ont été inspirés par un manque, donc comme une contribution possible au Collège iconique de l’Inathèque de France (INA – Institut National de l’Audiovisuel). Si je n’avais pas traité ce sujet, je crois que je serais intervenu sur le son, ce que j’ai fait plus tard dans mon livre Adorno et les industries culturelles – communication, musique et cinéma.

yeux-marc1Les nouvelles images prétendent tout montrer dans le cadre idéologique d’un pseudo-monde des images. Or les trous et l’aveuglement y sont pourtant aussi indissociables car on ne peut abstraire l’image du regard porté sur elle par les auteurs ou les spectateurs. Mais parler de ce rapport en ces termes implique un goût du paradoxe et d’une dialectique négative.

Lire l’article publié dans la Web-revue le 31/08/12

Adorno et les industries culturelles

Lire le livre (cliquez sur l’imagette)

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La lecture de T.W. Adorno nous invite au retour à une analyse critique plus radicale de l’industrialisation et de la marchandisation de la culture. Mais elle nous donne aussi des clefs pour comprendre et analyser les productions médiatiques et culturelles d’aujourd’hui.; ainsi, cette thèse toujours éclairante : la forme esthétique est du contenu [social] sédimenté. Dans un autre registre, plus particulier, opérant une sorte de renversement copernicien, Adorno nous suggère aussi de repenser les rapports du son et de l’image, de bousculer le dogme toujours en vigueur d’un monde des images.

Cet ouvrage s’adresse à tous ceux qui s’intéressent ou participent à ce champ interdisciplinaire des industries culturelles et qui réfléchissent à la culture populaire industrialisée.

Écouter la conférence (1374 vues au 01/10/14)


Adorno et les industries culturelles par mhiver1

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Les chemins de la BU par mhiver1

Textes de Perec, Eco et Borges lus par Alain Cuny.

Conception-réalisation-montage : Marc Hiver.

Sujet : Montrer les coulisses d’une grande bibliothèque universitaire, son importance pour la recherche et l’intégration des nouvelles technologies d’information et de communication.

« La notion de bibliothèque est fondée sur un malentendu, à savoir qu’on irait à la bibliothèque pour chercher un livre dont on connaît le titre. C’est vrai que cela arrive souvent, mais la fonction essentielle de la bibliothèque, de la mienne et de celle des amis à qui je rends visite, c’est de découvrir des livres dont on ne soupçonnait pas l’existence et dont on découvre qu’ils sont pour nous de la plus grande importance. »

Umberto ECO, De Bibliotheca, Caen, L’Échoppe (traduction française Éliane Deschamps-Pria), 1986, p. 22.